L’obligation de servir ; quelques réflexions constructives, mais critiques

jeudi 12 mars 2015
par  C. Barbey
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Toute personne a droit à son destin et à sa carrière.
Servir la communauté humaine, à petite ou grande échelle, l’humanité ou la famille, la planète ou son agglomération, un pays ou un idéal, apprendre à partager et à vivre ensemble sont parmi les éléments essentiels de toute forme d’épanouissement ou de dépassement de soi. (Pour la science du bonheur, voir ici). Le faire de servir, mais de son plein gré et au mieux de ses compétences, en apprenant de ses erreurs et sans nuire, est un élément essentiel du progrès personnel.
Dans ce contexte, apprendre la guerre et à tuer ses semblables pourrait être qualifié « d’aberration génétique ». Dit autrement, c’est aller à l’encontre de nos instincts naturels bien compris, à savoir ceux qui nous poussent vers la production de vie et donc d’amour, soit une vie de qualité et d’humanité, de paix active et partagée, sur une planète au destin durable.
Cela ne veut pas pour autant dire que l’obligation de servir et la modification du parcours personnel qu’elle impose, ou même que les violences que l’armée enseigne soient systématiquement mauvaise ou a rejeter. Précisons-le : si la sécurité est un droit, l’usage de la force est toujours un échec de la prévention. Hélas tant que les méthodes de la force seront exagérément à disposition, il sera difficile d’en prévenir l’usage.
De plus, nous émettons de sérieux doutes, entre autres statistiques, sur la capacité de chacune et de chacun (de chacun surtout) ou du plus grand nombre à ressortir grandi et plus humain d’un passage sous les drapeaux. En fait, tout militaire à une chance sur 3 d’être soit criminalisé soit psychiatrisé. Pour le service civil par contre, nous n’en doutons pas, cela peut être une expérience formatrice de grande valeur.
Reste que le fait d’être confronté - et de façon inéluctable - à l’obligation de servir amène beaucoup de jeunes à comprendre ce que c’est que d’avoir à assumer un très gros problème d’organisation de carrière, de choix éthique et de motivation.
Et c’est là la mission de la permanence, de vous aider en faisant de notre mieux à assumer pour et par vous-mêmes l’obligation de servir.
Mais cette obligation viendrait-elle à disparaître que nous ne la regretterions pas, tout en souhaitant le maintien d’un service civil, alors volontaire, car la vie nous apportera bien d’autres occasions (et de bien des façons) de gérer un problème de face.

Christophe Barbey
12 et 24 mars 2015, 5 février 2016


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