Début de l’école de recrue

jeudi 1er janvier 2015
par  C. Barbey
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Un très sale moment à passer, comment en sortir …

A chaque début d’école de recrue, en janvier et en juin-juillet, dès les premiers jours, notre permanence reçoit des appels, souvent alarmés, de recrues (ou de leurs proches) pour qui ce n’est pas possible de continuer.

Il arrive que l’on soit déçu de ce que l’armée propose, ou que l’on ne voie pas à l’avance les effets sur soi d’une obéissance (très) stricte, d’ordres parfois voire souvent absurdes (et pas qu’à première vue), de longues attentes inutiles, du peu de stimulation intellectuelle (et c’est peu dire), sans parler du vécu émotionnel, des relations de groupe parfois plus proches de la beuverie et des plaisanteries salaces que d’une réelle solidarité, pour les romands de très sérieux et fréquents problèmes linguistiques et pour les naturalisés des problèmes de racisme. Sans parler des mauvais traitements, hélas bien plus fréquents que ce ne devrait être, du genre injures et propos racistes ou sexistes, tonsures et bizutages (surtout au 1er cours de répétition), punitions collectives, corvées inutiles, injustices variées et diverses, souvent justifiées parce qu’elles servent à faire de vous des « durs » ou des « hommes » (des brutes ?).

Nous ne voulons pas peindre les choses en noir (ou en gris-vert) ou vous décourager, et si heureusement tout cela ne se produit pas systématiquement, cela existe. Alors que l’on en soit déçu, cela peut se comprendre. Et hélas, vu la propagande clinquante et obstinée de l’armée, que vous ne vous y attendiez pas, à être déçus, cela peut se comprendre aussi. A tout le moins, vous voilà averti.

Quoi qu’il en soit, pour une raison ou pour une autre (l’influences des parents ?) vous avez décidé d’y aller quand même (ou pas). C’est votre choix ! Et la permanence le respecte.

Enfin, il y a peut-être des gens (une rumeur, comme ça, au café du commerce et à l’ombre de la loi) qui s’imaginent qu’il est possible de faire le zozo en début d’école de recrue pour se faire réformer. Cette idée est dangereuse pour de très nombreuses nombreuses raisons qui sont expliquées en début d’article ici. De plus, ce genre de démarches pourrissent l’ambiance dans une caserne et rendent bien plus difficile la sortie de celles ou ceux qui sont sincères.

Mais maintenant, vous y êtes et cela ne va pas, cela ne va plus. Il faut maintenant y survivre, pour un temps du moins, idéalement sans perdre sa capacité à aimer ses semblables, lisez déjà l’anticorps d’armée (il n’est plus tellement à jour, mais bon).

Si vous voulez en sortir pour le service civil, lisez ce qui ici et en particulier ce qui concerne la demande de service civil depuis l’armée.

Si vous voulez en sortir simplement parce que vous n’y êtes pas bien, en étant déclaré inapte ou non, lisez ce qui est ici, en particulier le deuxième paragraphe (avertissement). Et en gardant ou non la possibilité du service civil (si vous êtes déclaré inapte, obtenir le service civil devient très compliqué).

Et vous pouvez toujours consulter notre permanence, même en urgence, mais sur le portable (cordonnées ci-dessous).

Mise à jour : 22.1.2018


La permanence est ouverte le mardi de 12 à 14 heures au 026 925 80 66.
Pour les urgences : 079 524 35 74, si besoin veuillez laisser un message.
Vous pouvez aussi nous joindre par courriel.

Le 1er quart d’heure de consultation n’est pas facturé. Le tarif horaire de référence est de 160.- de l’heure (par 5 minutes). Sur demande, le tarif peut être adapté à votre situation. 25.- peuvent être déduit si vous remplissez notre formulaire d’évaluation.


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